Simulateur de rentabilité locative : calculez le rendement de votre investissement en SCI

Estimez gratuitement la rentabilité brute, nette et net-net de votre investissement locatif. Cash-flow, fiscalité SCI, tableau d'amortissement — tout est inclus.

Contenu informatif rédigé par Coziloc à partir des sources officielles (BOFiP, impots.gouv.fr). Ne constitue pas un conseil fiscal personnalisé — pour votre situation, consultez un expert-comptable.

Le bien

Financement

Revenus locatifs

Charges annuelles

Fiscalité

Rendement brut

5.30 %

Rendement net

3.39 %

Rendement net-net

2.65 %

Cash-flow mensuel

-735 €

Répartition des dépenses annuelles

Charges
Impôts
Crédit

Cash-flow annuel sur 10 ans

Récapitulatif

Coût total d'acquisition215 000 €
Revenus annuels bruts11 400 €
Charges annuelles- 4 119 €
Crédit annuel- 14 519 €
Impôts annuels- 1 587 €
Cash-flow mensuel net-735 €
Mensualité de crédit1 210 €

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Comment calculer la rentabilité locative

La rentabilité locative est le ratio entre les revenus générés par un bien immobilier et son coût d'acquisition. C'est l'indicateur fondamental de tout investisseur immobilier, car il permet de comparer des biens entre eux et de mesurer la performance réelle d'un investissement.

Il existe trois niveaux de rentabilité, chacun intégrant progressivement plus de charges et de fiscalité. Comprendre ces trois niveaux est essentiel pour ne pas surestimer la performance d'un investissement.

Rentabilité brute

La rentabilité brute est le calcul le plus simple. Elle ne tient compte que du loyer annuel et du prix total d'acquisition du bien.

Formule

Rendement brut = (Loyer annuel / Coût total d'acquisition) × 100

Le coût total d'acquisition comprend : le prix d'achat du bien, les frais de notaire (environ 7,5 % dans l'ancien, 2,5 % dans le neuf), les éventuels frais d'agence et le montant des travaux de rénovation. La rentabilité brute est un premier filtre utile pour comparer rapidement des biens, mais elle ne reflète pas la rentabilité réelle.

Rentabilité nette (avant impôts)

La rentabilité nette déduit l'ensemble des charges annuelles du loyer avant de diviser par le coût d'acquisition.

Formule

Rendement net = ((Loyer annuel − Charges annuelles) / Coût total) × 100

Les charges annuelles incluent : la taxe foncière, les charges de copropriété non récupérables, l'assurance propriétaire non occupant (PNO), l'assurance loyers impayés (GLI), la provision pour entretien et travaux courants, et les éventuels frais de gestion (si vous déléguez à une agence). En général, la rentabilité nette est inférieure de 1 à 3 points à la rentabilité brute.

Rentabilité net-net (après impôts)

C'est la rentabilité réelle, celle qui compte vraiment. Elle intègre la fiscalité, qui varie considérablement selon le régime choisi : SCI à l'IR (impôt sur le revenu + prélèvements sociaux à 17,2 %), SCI à l'IS (15 % puis 25 %), micro-foncier (abattement de 30 %), ou régime réel (déduction des charges réelles).

En SCI à l'IR, un propriétaire dans la tranche marginale à 30 % paiera 30 % + 17,2 % = 47,2 % d'imposition sur son résultat foncier net. C'est pourquoi le choix du régime fiscal a un impact majeur sur la rentabilité réelle. Le simulateur ci-dessus vous permet de comparer les différents scénarios.

Qu'est-ce qu'un bon rendement locatif ?

La notion de « bon rendement » dépend de la localisation, du type de bien, et de votre stratégie. Voici des ordres de grandeur observés en France, présentés en fourchettes et à titre indicatif (sources et date de relevé sous le tableau) :

LocalisationRendement brut moyenAppréciation
Paris intra-muros3 – 4 %Faible rendement, forte plus-value potentielle
Grandes métropoles (Lyon, Bordeaux, Nantes)4 – 6 %Équilibre rendement / sécurité
Villes moyennes (Rennes, Strasbourg, Toulouse)5 – 8 %Bon rendement, demande locative solide
Petites villes et zones rurales7 – 12 %Rendement élevé, risque de vacance

Méthode : ces ordres de grandeur de rendement brut sont des estimations de marché, obtenues en rapportant les loyers aux prix d'acquisition. Les loyers proviennent des observatoires locaux des loyers (OLL — réseau ANIL, relevé 2023/2024) et, pour Paris, de l'Observatoire des loyers de l'agglomération parisienne (OLAP) ; les prix proviennent des bases de la profession notariale (DVF / Notaires de France). Les OLL/ANIL/OLAP publient des loyers médians hors charges, et non des taux de rendement : les fourchettes ci-dessus sont donc indicatives et reconstituées, et varient fortement selon le quartier, le type de bien, son état et la tension locative. Vérifiez toujours les chiffres réels de votre secteur avant d'investir. Réseau des observatoires locaux des loyers (ANIL).

Au-delà du rendement brut, c'est le rendement net qui reflète la réalité de votre exploitation : il retranche du loyer annuel les charges non récupérables, la taxe foncière, les frais de gestion et l'assurance propriétaire.

L'indicateur le plus pertinent reste le cash-flow mensuel net. Un bien qui génère un cash-flow positif — c'est-à-dire dont les loyers couvrent l'intégralité des charges, du crédit et des impôts — est un investissement qui s'autofinance. C'est l'objectif que tout investisseur devrait viser.

Checklist

Erreurs classiques des propriétaires dans le calcul de rentabilité

  • Oublier les charges non récupérables

    Taxe foncière, charges de copropriété non refacturables, assurance propriétaire non occupant (PNO) et provision pour travaux pèsent lourd. Les ignorer surévalue le rendement de plusieurs points.

  • Négliger la vacance locative

    Un logement n’est jamais loué 365 jours par an : changements de locataire, travaux, impayés. Intégrez un taux de vacance réaliste selon la tension de votre secteur.

  • Confondre rendement brut et rendement net-net

    Le rendement brut sert à comparer rapidement des biens, mais seul le rendement net-net (après charges ET impôts) reflète ce que vous percevez réellement.

  • Ignorer la fiscalité du régime choisi

    SCI à l’IR, SCI à l’IS, micro-foncier ou régime réel : l’imposition peut absorber une part majeure du résultat. Simulez chaque régime avant d’arbitrer.

  • Surestimer le loyer face à l’encadrement

    En zone tendue, le loyer ne peut excéder le loyer de référence majoré fixé par arrêté préfectoral. Un loyer théorique trop élevé fausse toute la projection de rentabilité.

Le simulateur ci-dessus intègre charges, fiscalité et cash-flow pour éviter ces écueils et estimer votre rentabilité réelle.

L'impact de la fiscalité SCI sur la rentabilité

Le choix entre SCI à l'IR et SCI à l'IS a des conséquences majeures sur la rentabilité à court et long terme.

SCI à l'IR : Les revenus fonciers sont imposés dans la catégorie des revenus fonciers de chaque associé, au barème progressif de l'IR (0 %, 11 %, 30 %, 41 % ou 45 %), auxquels s'ajoutent les prélèvements sociaux de 17,2 %. L'avantage : la possibilité de créer du déficit foncier (jusqu'à 10 700 €/an imputable sur le revenu global) grâce aux travaux d'entretien et aux intérêts d'emprunt.

SCI à l'IS : Les bénéfices sont imposés à l'impôt sur les sociétés : 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, puis 25 % au-delà. L'avantage majeur : la possibilité d'amortir le bien (hors terrain), ce qui réduit significativement le résultat imposable les premières années. L'inconvénient : la double imposition à la revente (IS sur la plus-value + IR sur les dividendes distribués).

Utilisez le simulateur ci-dessus pour comparer les deux régimes avec vos chiffres réels. Et pour une gestion fiscale automatisée, Coziloc catégorise vos charges et prépare les éléments déclaratifs (2044, 2072) automatiquement.

Questions fréquentes

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