Fiscalité

Déficit foncier : l'ordre d'imputation, 10 ans et 6 ans

10 min de lectureÉquipe Coziloc

Le déficit foncier se scinde avant de s'imputer : 10 700 € sur le revenu global, le reste en foncier sur dix ans, et parfois six ans en global.

Un déficit foncier n'est pas un montant qu'on soustrait d'un revenu. C'est un montant qui se scinde avant même de bouger, puis prend deux chemins distincts et se périme selon deux calendriers différents. Presque toutes les erreurs viennent de là, et elles ne se voient qu'au moment où un report expire, six ou dix ans plus tard.

La règle, et ses deux compteurs

Trois grandeurs cohabitent dans cette phrase, et elles ne se mélangent jamais.

Le plafond annuel imputable sur le revenu global

C'est la seule part qui descend du monde foncier vers votre revenu global, celui sur lequel se calcule l'impôt sur le revenu. Elle est plafonnée à 10 700 € par an et fait économiser de l'impôt tout de suite, à hauteur du taux marginal. Un foyer imposé à 30 % qui impute 10 700 € allège son impôt de 3 210 €.

Le reliquat foncier, dix ans

Il ne descend pas. Il reste dans la catégorie foncière et attend qu'un bénéfice foncier apparaisse pour s'y imputer. Tant qu'aucun de vos biens ne dégage de bénéfice, ce stock ne produit rien. Le sens inverse est verrouillé : un déficit foncier antérieur ne peut jamais être imputé sur le revenu global, quel que soit le temps écoulé.

Le déficit global, six ans

Il n'apparaît que dans un cas précis : votre revenu global de l'année est trop faible pour absorber la part qui lui était destinée. Le surplus devient un déficit global ordinaire, reportable sur les six années suivantes et déductible dans la limite du revenu global de chacune d'elles.

Part du déficitOù elle s'imputeDurée du report
Fraction issue des intérêts d'empruntRevenus fonciers uniquementDix ans
Fraction au-delà du plafond annuelRevenus fonciers uniquementDix ans
Fraction dans le plafond, absorbée par le revenu globalRevenu global de l'annéeAucune, imputée tout de suite
Fraction dans le plafond, non absorbéeRevenu global des années suivantesSix ans

Les loyers paient d'abord les intérêts

L'ordre n'est pas laissé à l'appréciation du déclarant : le revenu brut foncier est réputé compenser en priorité les intérêts d'emprunt. Un bailleur qui cumule beaucoup d'intérêts et beaucoup de travaux ne peut donc pas décider que ses loyers ont d'abord absorbé les travaux, pour envoyer les intérêts vers le revenu global. C'est l'inverse qui s'applique d'office.

La règle se réduit à une soustraction. La part du déficit issue des intérêts est égale aux intérêts d'emprunt de l'année moins le revenu brut foncier, si le résultat est positif, et à zéro sinon. Tout le reste provient des autres charges, et lui seul peut prétendre au revenu global.

Plus votre crédit pèse dans vos charges, moins votre déficit descend vers le revenu global, et plus il s'accumule dans la poche foncière à dix ans. C'est ce qui détermine si votre déficit vous fait gagner de l'impôt cette année ou dans plusieurs années.

Un exemple chiffré, du loyer au report

Un bailleur détient un appartement loué nu 800 € par mois hors charges, acquis récemment à crédit. Il relève du régime réel. Voici son année.

PosteMontant
Loyers encaissés (revenu brut foncier)9 600 €
Intérêts d'emprunt et assurance emprunteur11 100 €
Taxe foncière, assurance propriétaire non occupant, charges de copropriété non récupérables, frais de gestion2 600 €
Travaux de réparation et d'amélioration18 000 €
Total des charges déductibles31 700 €
Résultat foncier− 22 100 €

Le déficit est de 22 100 €. Il ne part pas d'un bloc.

  1. Les loyers paient les intérêts en premier. 9 600 € de loyers face à 11 100 € d'intérêts : il reste 1 500 € d'intérêts non couverts. Cette part de 1 500 € est verrouillée dans la poche foncière à dix ans.
  2. Il ne reste plus un euro de loyer pour les autres charges. Les 2 600 € de charges courantes et les 18 000 € de travaux forment donc intégralement l'autre part, soit 20 600 €. Contrôle : 1 500 + 20 600 = 22 100 €.
  3. Cette part de 20 600 € s'impute sur le revenu global, mais dans la limite de 10 700 €. Ces 10 700 € descendent.
  4. L'excédent, 9 900 €, rejoint la poche foncière à dix ans, qui totalise donc 1 500 + 9 900 = 11 400 €.

Bilan : 10 700 € imputés sur le revenu global, 11 400 € en report foncier pour dix ans, et une base foncière à zéro, donc aucun prélèvement social sur les loyers.

Variante : le revenu global ne suffit pas

Reprenons le même bailleur, mais dans une année de reconversion : son revenu global, avant toute imputation, n'est que de 7 400 €.

Les 10 700 € ne trouvent pas de quoi s'imputer entièrement. 7 400 € sont absorbés, le revenu imposable tombe à zéro, et les 3 300 € restants deviennent un déficit global reportable six ans. Ce n'est plus du déficit foncier, c'est un déficit global ordinaire, sans plafond de montant autre que le revenu de chacune des six années à venir.

Deux stocks coexistent désormais : 11 400 € à dix ans côté foncier, 3 300 € à six ans côté global. Ils ne communiquent pas, ne se compensent pas, et n'expirent pas la même année.

Quand plusieurs millésimes s'accumulent

Un bailleur qui rénove deux fois en cinq ans se retrouve avec plusieurs stocks datés dans chaque réservoir. L'ordre d'imputation est alors le plus ancien d'abord : un déficit de 2021 s'impute avant un déficit de 2024, même si le second est plus important. C'est ce qui évite la perte sèche, car consommer le millésime récent en premier laisserait le plus ancien courir vers son échéance. Passé son délai, un déficit non utilisé disparaît : ni prorogation, ni compensation.

Le risque est maximal pour un propriétaire qui a fait de gros travaux sur un seul bien. Le reliquat foncier attend un bénéfice foncier qui ne viendra peut-être jamais dans les dix ans, faute d'autre bien pour le produire. La question avant les travaux n'est donc pas « combien de déficit vais-je créer », mais « ai-je de quoi l'absorber, et dans quel délai ».

Le plafond n'est pas toujours 10 700 €

Trois situations écartent le chiffre que tout le monde retient.

Un plafond alternatif de 15 300 € vise les logements relevant de certains anciens dispositifs de déduction, notamment Périssol et Cosse. Ce n'est pas un bonus qui s'ajoute au premier : c'est l'un ou l'autre, selon le régime attaché au logement.

Les monuments historiques échappent au plafond comme à l'imputation exclusive sur les revenus fonciers. Le régime est spécifique et ne se raisonne pas comme le droit commun.

Les travaux de rénovation énergétique ouvrent un rehaussement de la limite, et c'est le point le plus mal compris. On lit partout que « le plafond est doublé à 21 400 € ». C'est faux. La limite est rehaussée à concurrence du montant des dépenses éligibles, sans pouvoir excéder 21 400 €.

Dépenses de rénovation énergétique éligiblesLimite effective d'imputation
Aucune10 700 €
9 500 €20 200 €
19 600 €21 400 € (écrêté)

Un bailleur qui engage 8 000 € de travaux énergétiques dans un déficit de 25 000 € impute donc 18 700 €, pas 21 400 €. Deux précisions comptent autant que le calcul. Le rehaussement est optionnel : il se demande au dépôt de la déclaration n° 2044, il ne s'applique pas tout seul. Et il est conditionné, notamment à l'atteinte d'une classe énergétique dans un délai, sous peine de reprise.

Deux fenêtres se sont succédé, et c'est l'année de paiement des travaux qui décide de celle qui s'applique. La première vise les dépenses payées entre le 1er janvier 2023 et le 31 décembre 2025, sur un devis accepté à compter du 5 novembre 2022, avec un saut de classe énergétique à justifier au 31 décembre 2025. La seconde, ouverte par la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026, article 47), vise les dépenses payées en 2026 et 2027, avec un nouveau classement à justifier au 31 décembre 2027. La doctrine administrative et le décret d'application n'étaient pas encore à jour de cette seconde fenêtre : lus seuls, ils ferment le dispositif deux ans trop tôt.

Ce que le déficit vous engage à faire ensuite

Imputer sur le revenu global n'est pas gratuit. Le logement doit rester affecté à la location jusqu'au 31 décembre de la troisième année qui suit celle de l'imputation. Si la location cesse avant, le revenu foncier et le revenu global des trois années qui précèdent la cessation sont reconstitués, et l'avantage est repris. Trois points sont régulièrement manqués.

  • La condition vise tout déficit imputé sur le revenu global, pas seulement celui né de travaux énergétiques.
  • Chaque année d'imputation ouvre son propre délai, et les délais se cumulent. Trois imputations consécutives vous engagent jusqu'au 31 décembre de la troisième année suivant la dernière.
  • Le passage en meublé est une cessation, comme la vente ou la reprise pour usage personnel : le bien quitte la catégorie foncière, donc l'affectation qui fondait l'avantage. Notre comparatif micro-BIC ou réel en meublé traite l'arbitrage propre au meublé, et notre page sur la revente et la plus-value le calendrier d'une cession.

Une précision change souvent l'arbitrage : le déficit repris n'est pas perdu. Il ne disparaît pas de votre situation, il change de réservoir et redevient imputable sur les revenus fonciers des dix années suivantes. Ce que la reprise détruit, c'est l'économie d'impôt immédiate obtenue sur le revenu global, pas le déficit lui-même. Un bailleur qui détient d'autres biens susceptibles de dégager un bénéfice foncier renonce donc à moins qu'il ne le croit en revendant.

La loi prévoit trois exceptions : l'invalidité, le licenciement et le décès du contribuable ou de son conjoint. L'administration en admet deux autres : l'expropriation pour cause d'utilité publique et la fusion de la société civile de placement immobilier propriétaire de l'immeuble.

Les erreurs qui coûtent le plus cher

ErreurCe qu'elle produitLe réflexe
Confondre les dix ans et les six ansUn stock qui expire sans avoir serviNommer chaque report par son réservoir, jamais « déficits antérieurs »
Croire que l'on choisit d'imputer ou nonUn déficit cru mis de côté a déjà été consomméImputer de plein droit, du millésime le plus ancien au plus récent
Attendre du reliquat foncier une baisse d'impôt sur le revenuAucun gain pendant dix ans, puis la perte du stockVérifier avant travaux qu'un bénéfice foncier futur pourra l'absorber
Lire 21 400 € comme un plafondUn montant imputé supérieur au droit réel, repris ensuiteLimite de base plus dépenses éligibles, écrêtée à 21 400 €
Vendre ou passer en meublé dans les trois ansReconstitution des trois années précédant la cessationVérifier les millésimes imputés avant un compromis ou un changement de bail
Jeter les factures au bout de trois ansPlus de preuve pour un déficit encore contrôlableConserver les justificatifs trois ans après l'année de la dernière imputation du millésime
Croire que le stock suit le bienLe report attribué à la mauvaise personne après un divorce ou un décèsRaisonner par foyer fiscal, jamais par immeuble

Deux lignes méritent un développement. Sur les justificatifs d'abord, la règle ne s'arrête pas à l'extinction du millésime. L'administration peut remettre en cause un déficit né d'une année déjà prescrite, dès lors que ce déficit, par le jeu du report, a influencé les revenus d'une année qui ne l'est pas encore. Un déficit né en N et imputé en N+6 reste donc contrôlable jusqu'à la fin de N+9. Comptez trois ans après l'année de la dernière imputation, et non après la naissance du déficit : c'est trois ans de conservation de plus que ce que la plupart des bailleurs retiennent.

La dernière ligne ensuite. Les reports suivent le foyer fiscal, pas le propriétaire ni ses biens. En cas de séparation, les déficits globaux sont répartis par moitié entre les ex-conjoints ou partenaires, indépendamment de qui détient quoi. Au décès, les héritiers ne reprennent pas le stock du défunt. Le conjoint ou le partenaire survivant fait exception : il conserve les déficits nés de ses biens propres, ainsi que la moitié de ceux qui se rattachent aux biens de la communauté. Abandonner ce stock par méconnaissance, c'est perdre un actif fiscal encore reportable six ans.

Reste la porte d'entrée : créer un déficit foncier suppose de relever du régime réel. Au micro-foncier, l'abattement s'applique à un revenu brut positif et le résultat ne peut jamais être négatif.

Où cela se traduit dans la déclaration

Le résultat foncier se détermine sur la déclaration n° 2044, qui porte aussi le suivi du reliquat foncier à dix ans, année par année. Il se reporte ensuite sur la déclaration d'ensemble des revenus.

Le déficit global reportable six ans, lui, ne vit pas sur la 2044. Il se déclare sur la déclaration complémentaire n° 2042 C, à la rubrique des charges et imputations diverses, avec une case par millésime. Deux pièges y attendent le déclarant.

D'abord, l'affectation des cases suit le rang d'ancienneté, et ce rang se compte sur l'année des revenus déclarés, jamais sur l'année de dépôt. La case la plus ancienne accueille le déficit né six ans avant l'année des revenus, la plus récente celui de l'année qui précède immédiatement ces revenus. Sur la déclaration déposée en 2026, qui porte les revenus de 2025, la table est donc celle-ci.

Année de naissance du déficit globalCase sur la 2042 C (revenus 2025)
20196FA
20206FB
20216FC
20226FD
20236FE
20246FL

Tout glisse d'un cran à chaque campagne : une table année vers case recopiée l'an dernier est fausse cette année. Se tromper d'un an sur le point de départ décale toute la série et fait disparaître le millésime le plus ancien, celui qui est précisément sur le point d'expirer.

Ensuite, la série n'est pas alphabétique. Elle commence par 6FA mais la dernière case est 6FL, pas la lettre attendue. Reconstituer un code par incrément de lettre produit un code inexistant, ou pire, un code qui existe ailleurs sur l'imprimé et désigne tout autre chose.

Pour la détermination du résultat foncier lui-même, notre guide de la déclaration des revenus fonciers 2044 détaille les postes, la page sur les charges déductibles fait le tri des dépenses, et le calendrier fiscal rappelle les dates de dépôt. Si vos biens sont détenus via une société civile à l'impôt sur le revenu, les quotes-parts remontent au foyer de chaque associé : notre page sur la gestion locative en SCI précise ce qui change.

Ce que Coziloc prend en charge

Le calcul du déficit n'est pas la partie difficile. La partie difficile, c'est de retrouver six ans plus tard quel millésime venait de quel chantier, ce qui en a déjà été consommé, et où se trouve la facture qui le justifie. Trois choses concrètes :

  • La catégorisation de chaque dépense au moment où elle est saisie, entre déductible du revenu foncier, récupérable sur le locataire et non déductible. C'est cette qualification, faite à la saisie et non en mai, qui décide de la taille du déficit.
  • Le suivi des reports d'une année sur l'autre, millésime par millésime, avec l'année d'expiration attachée à chacun, plutôt qu'un total recalculé de mémoire à chaque déclaration.
  • Le rattachement des justificatifs à l'année où le déficit est né, dans l'espace documentaire, pour que la facture reste liée au millésime qu'elle prouve.

Une limite assumée : Coziloc prépare votre déclaration, il ne calcule pas votre impôt. L'imputation sur le revenu global dépend du revenu global de votre foyer, une grandeur que Coziloc ne connaît pas et n'invente pas. Ce que vous emportez, ce sont des montants justes, datés et documentés, à porter dans les bonnes cases.

Points clés

  • Le déficit foncier ne s'impute pas d'un bloc. Il se scinde entre une part imputable sur le revenu global, plafonnée à 10 700 € par an, et un reliquat qui ne peut s'imputer que sur des revenus fonciers.

  • Les loyers sont réputés payer les intérêts d'emprunt en premier. La part du déficit issue des intérêts ne rejoint donc jamais le revenu global, quel que soit son montant.

  • Deux durées de report coexistent et ne portent pas sur la même grandeur : dix ans pour le reliquat foncier, six ans pour le déficit global né d'un revenu global insuffisant.

  • L'imputation n'est pas un choix. Elle s'applique de plein droit sur les revenus de l'année, et les déficits les plus anciens s'imputent avant les plus récents.

  • Un déficit imputé sur le revenu global vous engage à louer le logement jusqu'au 31 décembre de la troisième année qui suit. Vendre ou passer en meublé avant fait reprendre l'économie d'impôt immédiate, mais le déficit repris redevient imputable sur les revenus fonciers des dix années suivantes.

  • Le report n'est pas un droit acquis indéfiniment. Un déficit non utilisé dans son délai est perdu, sans compensation ni prorogation.

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Questions fréquentes

Non. L'imputation n'est pas une option que le contribuable ouvre ou ferme selon son intérêt du moment. Elle s'applique de plein droit sur les revenus de l'année où le déficit est constaté, dans les limites prévues, et la doctrine administrative précise que ces règles ne peuvent faire l'objet d'aucun aménagement au gré du contribuable. Ce qui reste ensuite part en report, mais on ne met pas volontairement un déficit de côté pour l'utiliser une année plus favorable.

Parce que le revenu brut foncier est réputé compenser en priorité les intérêts d'emprunt. Ce qui reste d'intérêts après avoir consommé tous vos loyers forme une part de déficit imputable exclusivement sur les revenus fonciers des dix années suivantes, jamais sur le revenu global. Concrètement, un bailleur fortement endetté peut afficher un déficit important sans pouvoir en imputer un euro sur son revenu global, si ce déficit vient uniquement du coût de son crédit.

Du plus ancien au plus récent. Un déficit de 2020 s'impute avant un déficit de 2023, y compris si le second est plus important. C'est la seule façon d'éviter qu'un millésime expire pendant qu'un millésime plus récent est consommé à sa place. Cet ordre vaut pour les deux réservoirs, le foncier à dix ans comme le global à six ans.

Une imputation sur le revenu global suppose que le logement reste affecté à la location jusqu'au 31 décembre de la troisième année suivant celle de l'imputation. Si la location cesse avant ce terme, le revenu foncier et le revenu global des trois années qui précèdent la cessation sont reconstitués, et l'avantage déjà obtenu est repris. Le déficit repris n'est pas perdu pour autant : il redevient imputable sur les revenus fonciers des dix années suivantes, seule l'économie d'impôt immédiate sur le revenu global disparaît. La loi prévoit trois exceptions, l'invalidité, le licenciement et le décès, et l'administration en admet deux autres, l'expropriation pour cause d'utilité publique et la fusion de la société civile de placement immobilier propriétaire de l'immeuble. C'est un point à vérifier avant d'arbitrer une revente.

Oui. La condition porte sur l'affectation du logement à la location nue, celle qui produit des revenus fonciers. Basculer en meublé fait sortir le bien de la catégorie foncière et rompt donc l'engagement, au même titre qu'une vente, avec la même reconstitution des trois années précédentes. Le raisonnement vaut aussi pour une reprise du logement pour votre usage personnel.

Il réduit la base foncière, donc les prélèvements sociaux assis sur les revenus fonciers, au taux de 17,2 %. En revanche, la part imputée sur le revenu global agit sur l'impôt sur le revenu, pas sur une base soumise aux prélèvements sociaux fonciers. La réduction n'est donc pas symétrique selon la direction que prend le déficit.

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